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TRAVAUX DE LA RN1E ET D'AMENAGEMENT DU CENTRE VILLE DE
LA POSSESSION | 
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59 630 000 F soit 9 090 535
€
coût
prévisionnel total annoncé par la mairie, sans compter
les rallonges financières...
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C'est un
contentieux sur le droit de
préemption urbain qui a révélé ce dossier.
Les
documents
que nous détenons et les constats que
nous avons établis montrent de curieuses
pratiques
à La Possession. Ils font
planer un sérieux doute sur la
légalité des
procédures d'enquête publique et d'attribution des
marchés pour cet
énorme
chantier de la RN1E.
Pour comprendre les tenants et les
aboutissants, les
responsabilités
des
uns et des autres dans cette affaire et mesurer les
conséquences, il faut avoir en tête le
plan des travaux, quelques repères juridiques (voir
encadrés) et
observer les faits réels.
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NATURE
ET COÛT DES TRAVAUX D'AMENAGEMENT DE LA RN1E A LA POSSESSION
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Le
23 octobre 1998, le conseil municipal de La Possession vote les travaux
d'aménagement de la RN1E, dont l'exécution est
prévue en deux temps :
- 1ère phase : les
travaux compris entre la Ravine des
Lataniers et la rue Sarda Garriga, dans le centre
ville. Il s'agit en particulier de rénover le
réseau
d'eau potable et d'eaux usées, d'enterrer les réseaux
téléphoniques et électriques,
d'installer des candélabres (lampadaires) pour
l'éclairage
public,
d'aménager un plateau piéton (secteur pavé) au
niveau de la rue Leconte de Lisle, de faire des aménagements
paysagés ;
- 2ème phase
: uniquement la reconstruction du pont
de la Ravine à Marquet. Notez
bien qu'il n'est pas prévu de faire des travaux sur le
tronçon de le RN1E compris entre la rue Sarda Garriga et le pont
de la Ravine à Marquet.
Le 27 mars
2000, le maire
annonce au conseil
municipal le coût
prévisionnel des travaux de la RN1E soit 59 630 000 F - ou si vous
préférez 9 090
535
€.
Compte
tenu de
l'importance
du chantier, le projet d'aménagement en question doit faire
l'objet d'une enquête publique. La commune
confie :
- le 27 mars 2000 la maîtrise d'ouvrage à la
SEDRE, qui doit réaliser les procédures
d'appels d'offres ouverts pour l'attribution des
marchés publics et vérifier que les engagements
contractuels pris par les entreprises sont bien respectés
(nature des
travaux, coûts, délais...) ;
- le 13 juin 2000 la maîtrise
d'oeuvre à la DDE
SUBDIVISION-OUEST,
qui
doit superviser les travaux sur le terrain, veiller
à leur bonne exécution par les entreprises et
informer le maître d'ouvrage déléguataire, la
SEDRE, sur leur état
d'avancement.
A
ce stade, tout paraît normal !... Mais la chronologie des
évènements et les faits réels
soulèvent de
nombreuses questions embarassantes et font apparaître des zones
d'ombre.
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PREMIERES
DERIVES...
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Logiquement,
l'étape suivante était l'étude
préalable sur l'aménagement de la RN1E à des fins
d'enquête publique. Cette
opération est bien réalisée, mais en
septembre 2002.
Pourtant au cours de l'année 2000, des entreprises sont choisies pour réaliser les travaux de
reconstruction du pont de la Ravine à Marquet mais
aussi ceux du tronçon de la RN1E entre ce pont
et la rue Sarda Garriga qui, rappelons-le, n'avaient pas
été votés en octobre 1998.
Le maire a informé le conseil municipal qu'un
avis
d'appel à la
concurrence a été lancé le 25 août 2000, et trente neuf jours plus tard,
c'est-à-dire le 2 octobre 2000, les
marchés publics sont
attribués aux
enteprises G.T.O.I. , D.O.I.S. , Bourbon
Lumière et
à la
société E.V.E. ...
On
peut d'ores et déjà s'interroger sur la
légalité des actes accomplis. En effet, si l'on se
réfère au code des marchés publics et si l'on
respecte les règles de consultation des
entreprises dans le cadre d'une procédure d'appel d'offres
ouvert, il est impossible de signer
des
marchés dans des délais aussi courts. Par
ailleurs, nous n'avons pas trouvé trace des avis d'appel
d'offres, ni
de publicité sur l'attribution des marchés aux
entreprises, que ce soit au Bulletin
Officiel des Annonces des
Marchés Publics (BOAMP) ou au Journal Officiel de la
Communauté Européenne (JOCE).
Les travaux en question ont été réalisés
entre fin 2000 et fin 2003.
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L'ENQUÊTE
PUBLIQUE...
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En
septembre 2002,
le
bureau d'études CYATHEA et l'architecte Mme
PRUD'HOMME ont réalisé le dossier de
présentation
du projet d'aménagement du centre ville de La Possession,
pour
le tronçon de la RN1E borné par la rue Sarda Garriga et
la Ravine des Lataniers. Dans ce document, les auteurs
parlent de "troisième tranche de travaux" (qui correspond
en fait à
la 1ère phase, votée en octobre 1998) et expliquent
clairement les différentes étapes du projet :
- tout
d'abord la réalisation de l'enquête publique ;
- ensuite
la transmission de l'ensemble du dossier à
la
préfecture, avec les
conclusions du commissaire enquêteur ;
- et enfin
l'exécution de la procédure d'appel d'offres pour
choisir les entreprises qui réaliseront ces travaux.
Le 2 octobre 2002, le tribunal administratif désigne le
commissaire enquêteur, M
Pierre MARTIN. L'enquête publique
proprement dite se serait déroulée entre le
4
novembre et le 5 décembre 2002.
Dans son rapport,
le commissaire
enquêteur indique que
les gens ne se sont pas déplacés aux permanences de
mairie pour s'informer sur le projet
d'aménagement du centre ville.
Alors, à la demande du maire, il
aurait été à la rencontre de la population
le 2
décembre 2002 (c'est-à-dire deux jours avant la
clôture de
l'enquête publique) afin de reccueillir leur avis. Il aurait vu
28 personnes sur le terrain et précise que
seulement
4 d'entre elles avaient accepté d'annoter le registre
d'enquête...
Nous relevons de curieuses coïncidences : les
quatre personnes qui s'expriment dans l'enquête publique
résident toutes dans le voisinage immédiat d'une
propriété privée, qui fait l'objet d'un contentieux sur le
droit de préemption urbain...
Parmi ces personnes, trois d'entre elles ont un lien
particulier : une propriétaire, Mme
KAPPAUF la pharmacienne qui a des
désirs
particuliers, et deux de ses locataires (le personnel
du cabinet médical et M KASZOWSKI de la SARL
ALIZE DIFFUSION).
Notez que les commerces du centre ville sont concentrés dans la
rue
Leconte de Lisle : on
peut aussi s'étonner du mutisme des
commerçants qui sont
pourtant directement concernés par l'aménagement du
plateau
piéton, avec des conséquences inévitables pour le
stationnement de leur clientèle dans ce secteur...
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PROCEDURES DE MARCHES PUBLICS TROUBLANTES...
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L'enquête
publique a été close le 5 décembre
2002. Le commissaire enquêteur a remis son
rapport sur l'enquête publique le 11 décembre 2002.
Normalement, c'est après la réception des conclusions de
M MARTIN que la SEDRE (à qui la commune avait
délégué la maîtrise d'ouvrage) devait
procéder
à la mise en concurrence des
entreprises, dans le cadre d'une procédure d'appel d'offres
ouvert.
Il est important de noter que la durée d'une telle consultation
dure habituellement au moins six mois, compte tenu des
formalités d'usage et des délais incompressibles
imposés par la loi.
Or que constatons nous ?... La commission
d'appel d'offres de la mairie s'est réunie à trois
reprises courant décembre 2002 : une première fois
dès le 12 décembre 2002 (soit seulement une semaine
après la
clôture de l'enquête publique), ensuite le 26
décembre, puis le 31
décembre, date à
laquelle les nouveaux marchés publics sont attribués aux
entreprises G.T.O.I.,
S.B.T.P.C., R.E.E.L.
électricité et LA MARRE espaces verts...
Cela
signifie que la procédure
d'appel d'offres ouvert a été bouclée en trois
semaines... On est vraiment des kadors à la mairie de
La Possession : on a réussi à battre le
précédent record (39 jours) pour l'attribution des
marchés publics.
A notre connaissance, jamais personne n'a fait
mieux !... Il est vrai que les subtilités de cette
procédure nous
échappent complètement. Pourtant, nous avons
consulté
avec attention le code
des marchés et compter les jours qui sont normalement
nécessaires
à ce type d'opération : nous ne comprenons pas comment
tout celà est
possible, si l'on respecte les règles de consultation et les
délais légaux d'examen des offres.
Bien entendu, une
nouvelle fois, aucune trace de publication des avis de mise en
concurrence, ni d'attribution des marchés, dans les journaux
officiels d'annonces légales (BOAMP et JOCE).
Au vue de ces constats, la procédure
d'appel d'offres ouvert lancée pour les travaux
d'aménagement de la RN1E semble être entachée
d'illégalité. |
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DOSSIER
FANTÔME EN PREFECTURE...
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L'ordre
de service
pour le démarrage des
travaux du centre ville a été signé par le maire
le 7 mars 2003.
Courant juillet
2003, comme les services municipaux refusaient l'accès aux
informations du projet d'aménagement de la RN1E,
des administrés se
rendent en
préfecture pour consulter le double du dossier
d'enquête
publique. Ils sont alors
très surpris d'apprendre que les services préfectoraux
n'ont aucune trace de ces documents alors que les travaux ont
débuté sur le terrain depuis le mois de mars.
Plusieurs courriers,
dont celui de
l'Association de Défense des Intérêts de La
Possession (A.D.I.P.), ont
été adressés courant 2003 au
préfet de l'époque, M Gonthier FRIEDERICI
et au secrétaire général
M Vincent BOUVIER, pour attirer leur attention sur les
graves anomalies constatées dans les
procédures
d'enquête publique, d'appel d'offres ouvert et sur les
curieuses conditions
d'attribution des marchés publics...
Les informations et les
preuves
matérielles fournies à la préfecture
étaient à notre avis suffisantes pour
déclencher une enquête administrative, mais le service de
contrôle de légalité des actes semble avoir
fermé les
yeux sur cette affaire...
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INTERROGATIONS SUR LA LEGALITE DES AVENANTS AUX MARCHES PUBLICS...
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Le
conseil municipal du 7 octobre avait débuté par un
spectacle affligeant : les collibets de Gérard RIVIERE
à
l'encontre de deux élus de l'opposition,
Gérard DE BOISVILLIERS et Daisy VAR-POTHIN qui furent contraints
de quitter la réunion sous une pluie d'injures et l'oeil
amusé du maire Roland ROBERT, qui nous a montré à
cette
occasion sa conception du "débat démocratique".
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A la fin de ce conseil municipal mouvementé, le maire Roland ROBERT fait acter par les élus la signature d'avenants aux
marchés publics des entreprises G.T.O.I. , S.B.T.P.C. et R.E.E.L.
électricité , chargés des travaux d'aménagement de la RN1E.
Pour justifier la réalisation de ces
avenants, il est consigné dans le procès-verbal de séance que "le
maire rappelle au conseil municipal que la réalisation de
travaux de réaménagement des rues d'Anchaing, Lacaussade
et Evariste de Parny doit être conduite en continuité des
travaux de restructuration de l'ancienne RN1E actuellement en cours. Il
est proposé de faire réaliser ces travaux par les
entreprises déjà intervenantes sur le site, dans le cadre
d'avenant à intervenir."
Les importants travaux à réaliser dans ces rues trois
rues seraient de même nature que ceux de la RN1E, c'est-à-dire rénover
le réseau
d'eau potable et d'eaux usées, enterrer les réseaux
téléphoniques et électriques,
installer des lampadaires et refaire le revêtement de la route.
Pour bien comprendre nos explications, suivez le plan de visite et
observer bien les photos prises sur le terrain. Que constatons-nous ?
1) Dans le cas présent, au regard du code des
marchés publics, les conditions de réalisation des avenants aux
marchés G.T.O.I.
,
S.B.T.P.C. et R.E.E.L.
électricité
peuvent être des sources de contentieux car ces avenants concernent des travaux
supplémentaires, sans aucun rapport avec le projet
d'aménagement de la RN1E.
Pour clarifier notre analyse, rappelons quelques obligations du code des marchés publics. Quel que soit leur
montant, les marchés publics doivent respecter les principes de liberté
d'accès à la commande publique, d'égalité de traitement des candidats
et de transparence des procédures. Ces principes permettent d'assurer
l'efficacité de la commande publique et la bonne utilisation des
deniers publics. Au préalable, la nature et l'étendue des besoins à
satisfaire sont déterminées avec précision par la personne publique
(pour une commune, le maire) avant tout appel à la concurrence. Le
marché conclu doit avoir pour objet exclusif de répondre à ces besoins.
Exceptionnellement, des avenants
aux marchés publics sont réalisés pour prendre en
compte des sujetions techniques imprévues ne
résultant pas du fait des parties, sans
bouleverser
l'économie du marché (c'est-à-dire pour un faible
coût supplémentaire par rapport au montant total du
marché public attribué à l'entreprise), ni en changer l'objet
(c'est-à-dire sans modifier les besoins exprimés lors de
l'appel d'offres, dans un périmètre de réalisation précis).
Or les avenants aux marchés G.T.O.I.
,
S.B.T.P.C. et R.E.E.L.
électricité concernent des travaux à réaliser dans trois rues sont situées en dehors du périmètre du projet d'aménagement de la RN1E. Par ailleurs,
au bénéfice de ces entreprises, le montant global
des avenants représente une somme conséquente, dont un complément de 51,17% pour l'entreprise R.E.E.L. - soit plus de la moitié du marché conclu initialement.
La jurisprudence, qui résulte
des
nombreux jugements rendus par les tribunaux administratifs lorsque les
règles de mise en concurrence des entreprises (par le biais des procédures d'appel d'offres) ne sont pas respectées,
condamne
sans appel de telles pratiques.
2) Nous
remarquons également que les travaux de réseaux
enterrés et d'installation des candélabres ne sont visibles que dans la petite rue
Anchaing, mais pas dans les rues passantes comme la rue
Lacaussade
(où des lampadaires verts avaient été
installés aux abords de la place de
l'église depuis fort longtemps) et la rue Evariste
de Parny
(où les réseaux EDF et télécom sont
toujours
aériens).
Est-ce un hasard ?... Sylviane RIVIERE (2ème adjointe) et
son mari Gérard
(ex-1er adjoint) ont
des propriétés foncières dans le secteur des
travaux : la première à l'angle des rues Emanuel Texer et
Anchaing, la seconde adossée à la
médiatèque Héva dans la rue Evariste de Parny...
Sylviane RIVIERE était d'ailleurs présente au conseil
municipal du 7 octobre 2003, a participé aux délibérations et a voté en faveur des avenants.
3) Curieux avenant
au marché de la société R.E.E.L.
électricité, "motivé par le raccordement des
branchements basse tension des riverains de la RN1E en centre ville"
qui, semble-t-il, aurait été oublié... Pourtant la nature des
travaux électriques à réaliser pour le
réseau enterré était
bien spécifiée dans les divers documents concernant la
consultation publique des entreprises. La réalisation de
ces travaux sur le terrain ne pouvait s'opérer
qu'après le visa des plans par EDF (pour leur
conformité)...
Alors
s'agit-il d'une erreur de chiffrage dans la proposition initiale
de
la
société R.E.E.L. électricité, qui est
corrigée par le biais d'un avenant ?... Avant l'attribution
des marchés publics, pourquoi le maître d'ouvrage
délégué la SEDRE et la commission d'appel
d'offres présidée par le maire n'ont pas relevé
cet oubli lors de l'examen des propositions commerciales des sociétés ? Au fait, quelle était la situation des entreprises concurrentes sur ce point particulier ?...
Gérard DE BOISVILLIERS, élu de l'opposition,
s'était plaint auprès du
préfet du déroulement de ce fameux
conseil municipal du 7 octobre 2003. Aussi
surprenant que celà
puisse paraître, alors
qu'il y avait
matière
à enquêter, l'affaire
a été
classée sans suite...
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- Qu'avez-vous à dire à propos
de l'enquête publique ?
-
Avez-vous rencontré le commissaire enquêteur aux
permanences
de mairie ou sur le terrain ? Dans
quelles conditions ?
-
Qu'avez-vous à dire à propos des marchés publics ?
- Avez-vous un avis
sur les travaux réalisés ?
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| © Caloupilé |
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CONTRÔLE DES MARCHES
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La commission d'appel
d'offres :
Le
comptable
public et le
représentant de la Direction Départementale de la
Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes
(DDCCRF) participent aux réunions de la commission d'appel
d'offres. Ce sont deux observateurs chargés de veiller au
respect
des règles de marchés publics et d'équité
lors du traitement des offres des entreprises.
Le contrôle
de l'acte :
A la
Préfecture, la Direction
des Relations avec les Collectivités Territoriales est
chargée du contrôle de légalité des actes
administratifs des communes. En cas de non respect des règles de
marchés publics, le Préfet doit saisir le Tribunal
Administratif pour faire annuler les contrats illégaux.
Le contrôle
d'exécution des marchés :
Après
la signature d'un marché, le comptable
public demande à la collectivité un exemplaire du
contrat. S'agissant de dépenses publiques, il
doit avant tout s'assurer d'une part de la légalité du
marché, d'autre part de l'exécution réelle des
engagements contractuels avant de payer les
factures des entreprises..
En cas d'anomalie, il doit saisir le Préfet pour un recours au
Tribunal Administratif.
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RECOURS
JURIDIQUES
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Référé
en matière de passation de contrats et marchés (article L551-1 du
code de justice administrative)
Si une entreprise
constate des manquements aux règles de marchés publics, elle peut saisir le service
du contrôle de l'égalité des actes de la
préfecture. Le Préfet peut demander à la
collectivité d'annuler l'acte illégal pour éviter
une action au Tribunal Administratif (recours gracieux).
Parrallèlement, elle peut aussi engager un recours auprès
du
Tribunal Administratif pour faire annuler les contrats illégaux.
L'action devant cette juridiction ne nécessite pas
un avocat. Vous pouvez donc produire directement votre requête
introductive d'instance,
moyennant le paiement d'un timbre fiscal (environ 15 € ). Il est vivement
conseillé de préparer votre dossier pour le Tribunal
sans attendre la réponse de la Préfecture.
Attention au délai !... Vous
avez deux mois pour saisir le tribunal administraif à partir de
la notification d'une décision.
Si le service de
contrôle de l'égalité des actes relève des
manquements aux règles de marchés publics,
le
préfet doit saisir le Tribunal Administratif pour faire annuler
les contrats illégaux.
Lorsque la
commission des
communautés européennes constate une violation des
obligations de publicité et de mise en concurrence dans
l'espace économique européen, elle peut aussi saisir le Tribunal
Administratif pour faire annuler la décision.
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TOURS
DE PASSE-PASSE
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La commision d"appel d'offres s'est
réunie le 29 juillet 2003 pour les avenants aux marchés. Les risques d'un recours du
Préfet pour l'annulation des
marchés publics de la RN1E ont été
évoqués
lors de cette séance.
Pourtant,
malgré les risques élevés d'une action
auprès du tribunal administratif, le maire Roland ROBERT a
fait voter les avenants aux marchés lors du conseil municipal du
7 octobre 2003. C'est une
manière habile d'engager la responsabilité des
uns et des autres dans des dossiers douteux...
Ainsi, tout le monde est dans le
même bateau, et si le bateau coule... (vous devinez la
suite).
Alors,
mesdames et messieurs du conseil municipal, n'avez-vous pas
l'impression d'avoir été bernés par le maire ?...
Vous qui avez la conscience
tranquille, avez-vous bien mesuré les conséquences de vos
décisions aveugles ?
Attention, si lors de vos réunions vous n'exigez pas du
Maire tous les
justificatifs et des explications
claires, vous allez conduire notre
commune à un naufrage financier !... |
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