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DAN' MON PAYS NANA JOURNALISTES !...



Je rends hommage aux journalistes réunionnais, et en particulier à ceux de la presse écrite qui m'ont fourni par leur travail quotidien des éléments importants pour ma défense. J'ai aussi une pensée pour Jacques TILLIER qui, par son édito du samedi, a su braver des interdits pour la bonne cause.

Pour tenter de justifier le lieu de mes procès à Paris et le recours au service des avocats d'un grand cabinet parisien, Roland ROBERT, Sylviane RIVIERE et Youssouf MOHAMED ont prétexté qu'ils n'avaient pas d'autre choix, dés lors que je résidais en métropole...

Cet argument n'est pas très convaincant car les articles incriminés concernaient des faits précis à LA POSSESSION. Il aurait été plus logique et beaucoup moins coûteux pour la collectivité de déposer les plaintes auprès du Tribunal de Grande Instance de Saint-Denis, de se faire représenter par des avocats locaux. J'aurai été obligé de faire le voyage à LA REUNION, à mes frais, pour répondre aux convocations de la justice.

Mais on pourrait aussi imaginer d'autres raisons pour expliquer leur choix. En voici trois, qui semblent plus logiques :

- Le dépaysement à Paris des dossiers de contentieux offrait une grande discrétion sur les affaires qui seraient évoquées en détail lors des débats publics au tribunal (pas de curieux, ni de journalistes présents le jour des procès).
- La méconnaissance des problèmes locaux par les juges parisiens et leur éloignement géographique augmentaient les chances de condamnation, mes articles étant écrits dans le contexte possessionnais.
- L'incompréhension de la culture réunionnaise par ces magistrats et avocats métropolitains, qui, influencés par leur identité culturelle, auraient appliqué leurs propres codes et règles pour juger les faits exposés dans les articles de Caloupilé.

Si pour la première hypothèse, la presse réunionnaise ne pouvait pas intervenir, pour les deux dernières elle fut d'un grand secours : j'ai fait des recherches dans les archives des rédactions et j'ai sélectionné un grand nombre d'articles parus dans le JIR et Le Quotidien, pour recréer ce contexte local et expliquer le sens de mes publications ici, à Paris.

La presse écrite réunionnaise, dont le style est si particulier, peut choquer les gens de l'extérieur, comme les métropolitains. Néanmoins, elle m'a permis de dresser un portrait fidèle de mes accusateurs et de montrer ce dont ils sont capables...

Ma défense fut en partie bâtie sur le sérieux travail des journalistes de la presse écrite.

Les juges et le procureur de La République ont été attentifs à mes développements et ont aussi compris le rôle majeur des médias dans la société réunionnaise. Il le reconnurent dans l'un des jugements, comme en témoigne l'extrait reproduit ci-après :

S'agissant de l'imputation visant plus particulièrement Sylviane LEBRETON épouse RIVIERE, ..., il y a lieu de relever que, comme l'indiquent d'ailleurs de nombreuses coupures de presse produites en défense et datant du mois de septembre 2003, soit quelques jours avant la séance du conseil municipal évoquée, il n'est pas contesté que celle-ci et son mari possédaient des immeubles situés dans des rues concernées par les travaux décidés le 7 octobre 2003. Il n'est pas davantage contesté, ainsi que l'établissent les pièces versées aux débats, que ce deuxième adjoint au maire a voté en faveur des résolutions décidant les travaux et les confiant sous forme d'avenants aux entreprises chargées de la réhabilitation de la RN1E. 

Je remercie les journalistes du JIR et du Quotidien. Je leur adresse aussi mes encouragements car mes procès m'ont aussi permis de prendre conscience de la difficulté de leur métier à LA REUNION, où ils subissent toutes sortes de pression qui entravent la liberté d'expression, celle de la presse.

 © Caloupilé - Le 19/09/2009 à 23H10
JE NE SUIS PAS LACHE,
JE SUIS RESPONSABLE...
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Les épreuves judiciaires subies au  Tribunal de Grande Instance de Paris me donnent l'occasion de révéler  à mes lecteurs quelques facettes de ma personnalité. Ils pourront ainsi mieux me connaître et comprendre ma démarche à travers les publications du site Caloupilé.
 

Dès la création de mon site internet, j'ai toujours considéré que j'étais entièrement responsable de la forme et du contenu des articles publiés. Ma position n'a pas changé, malgré les mises en examen par les juges d'instruction du Tribunal de Grande Instance de Paris, à qui j'ai confirmé être l'auteur de tous les articles écrits (même si j'ai parfois retranscrit très partiellement le contenu des emails de mes correspondants locaux).

Pendant tout le temps des procédures judiciaires et jusqu'au jour de mes procès, j'ai mis un point d'honneur à expliquer au mieux ma démarche, reconnaissant mes erreurs, sans chercher à faire porter le chapeau à quiconque, sans chercher d'excuses, sans faire croire que je ne savais pas...

J'aurai pu produire au cours de ces procès d'avantage de preuves pour prouver ma bonne foi et réfuter les accusations. Je ne l'ai pas fait pour la bonne et simple raison que
je ne souhaitai pas mettre en danger des gens dont l'identité serait alors dévoilée par l'origine des documents fournis. Je l'ai dit clairement au cours de mes procès, lorsque le président du tribunal m'interrogea sur des points précis et me demanda des preuves. Ce choix je l'assume, même s'il pouvait me coûter cher en final.

En préparant ma défense, j'ai souvent pensé à Jacques TILLIER, à sa personnalité, à son édito, aux relations qu'il entretenait avec ses lecteurs, aux choix qu'il a fait en tant que journaliste, aux responsabilités qu'il a assumées en tant que directeur de la publication du JIR et qui lui ont valu tant de procès et quelques condamnations... Le hasard a fait que j'ai parfois marché dans ses pas au tribunal : nous avons donc quelques points en commun, mais aussi quelques différences... 

Parce ce que mes grands-parents et mes parents m'ont transmis les bonnes valeurs pour que je devienne un homme honnête et responsable, j'ai eu le courage de me présenter devant les juges parisiens tête haute, sans être assisté d'un avocat...

Mon attitude me valu le respect des magistrats et des avocats des parties civiles pendant toute la durée des procédures judiciaires et lors des différents rendez-vous au tribunal. Je tenais à le dire car "le déroulement de la Justice" est souvent critiqué par les justiciables, les médias et l'opinion publique. Voici quelques exemples...

Lors de l'audience publique de septembre 2007, au cours de laquelle j'ai demandé le report de mon procès, le président de la 17ème chambre du Tribunal de Grande Instance de Paris indiqua qu'il s'était investit personnellement dans mes dossiers et qu'il ferait part de son travail le moment venu. J'ai compris alors qu'il me garantissait des procès équitables et que mes droits seraient respectés.

Bien que les 
avocats des parties civiles soient mes adversaires dans le prétoire, nous nous saluons à chaque rencontre et échangions quelques propos en dehors des audiences. Le jour des procès, l'un deux m'a dit naturellement : " Vous connaissez les règles du jeu. On me paye pour gagner, défendez-vous !...".  J'ai compris qu'il n'allait pas me faire de cadeau (ce que je savais déjà), mais j'ai perçu dans ses propos non pas une provocation mais plutôt un encouragement.

Dés lors, je mesurais l'importance du défi que je devais relever seul...

© Caloupilé - Le 19/09/2009 à 23H10


ANECDOTE JUDICIAIRE

J'assiste régulièrement aux audiences de la 17ème chambre du TGI de Paris, spécialisée dans les délits de presse...

Le dernier procès en date auquel j'ai assisté fut celui de Jacques TILLIER et du JIR, en mai dernier, à l'initiative de l'huissier de justice du Port, Maître Nathalie HOLVECK (partie civile), qui s'estimait diffamée dans plusieurs articles.

L'avocat(*) de 
Nathalie HOLVECK plaida assez violemment contre le directeur de la publication de l'époque, le célèbre Jacques TILLIER. Il l'épingla comme un habitué des tribunaux, évoqua ses méthodes particulières dans l'édito du samedi (sur la forme et sur le ton, en s'abstenant bien sûr d'évoquer le fond...), insista sur les précédentes condamnations du prévenu.
Croyant peut-être que les juges parisiens étaient mal informés sur les organes de presse à LA REUNION, il tenta même de leur faire croire que le JIR était le seul journal local et que sa cliente avait été privée d'un droit de réponse dans ses colonnes.

Je vis alors le visage du président du tribunal s'illuminer d'un large sourire narquois : il n'a pas été dupé !... Il doit encore se souvenir de ma prestation dans son tribunal, un an auparavant.

L'avocat de Jacques TILLIER et du JIR n'est pas non plus tombé dans le piège. Il contra son confrère par quelques répliques bien servies...

(*) Le même qui avait été choisi pour traîner en justice Jacques TILLIER dans l'affaire "Alexis DE VILLENEUVE de l'association Vi souviens", et qui fait partie du même grand cabinet d'avocats choisi pour attaquer le directeur de la publication de Caloupilé.

© Caloupilé - Le 19/09/2009 à 23H10
QU'AVEZ-VOUS A DIRE POUR VOTRE DEFENSE ?
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Le fait de comparaître au Tribunal de Grande Instance de Paris fut pour moi un véritable challenge. Les difficultés étaient multiples, les risques de condamnation extrêmement élevés.

Le maire de la commune de LA POSSESSION Roland ROBERT, son adjointe Sylviane RIVIERE et le directeur de l'aménagement de la ville Youssouf MOHAMED ont requis les services de deux avocats d'un grand cabinet parisien pour traduire le directeur de la publication de Caloupilé en justice.

Bien que je m'attendais un jour ou l'autre à avoir des ennuis judiciaires à cause de mon webzine, je n'avais pas imaginé que j'aurai à comparaître loin de LA REUNION, à Paris.

Les évènements ne m'ayant pas donné le choix, je devais donc me mettre en condition pour subir le grand oral, le jour des procès.

J'ai ainsi découvert l'univers judiciaire, le rôle du parquet (le procureur de La République), celui des magistrats du siège (les juges), celui des avocats...

Comme j'allais m'aventurer en terrain inconnu, je me suis documenté pour apprendre quelques codes et règles de l'institution judiciaire, quelques trucs et astuces des avocats.

"Le devoir de déplaire" du procureur de La République de Nice, Eric DE MONTGOLFIER, fut mon livre de chevet ; et les salles du palais de justice de Paris, des amphithéâtres où j'allais prendre régulièrement des leçons de justice, où j'allais observer tous les acteurs, y compris les prévenus.

Il est aussi important de connaître un peu la personnalité des juges, du procureur de La République et des avocats auxquels on allait être confronté. Avant mon procès, je me suis souvent assis dans le public, sur les bancs de la 17ème chambre où je serai jugé, pour voir à l'oeuvre les juges, les procureurs et les avocats (surtout mes futurs adversaires) et me faire une idée sur leur comportement, sur le traitement des accusés...
C'est un peu comme dans les compétitions sportives, où l'on analyse des vidéos sur ses adversaires pour disséquer leurs mouvements et échafauder notre stratégie.

Malgré tout, je ne prétends pas être un professionnel de la justice, ni tout savoir maintenant. J'ai un peu appris, suffisamment pour tenter de relever des défis colossaux jusqu'aux procès. C'était nécessaire, car j'avais décidé de me défendre seul.

Mon expérience profitera à l'ADIP (Association de Défense des Intérêts Possessionnais).

© Caloupilé - Le 19/09/2009 à 23H10




JEAN MOTTES A DIT...

Lorsqu'il fût président de la Chambre Régionale des Comptes de LA REUNION, Jean MOTTES rendit un vibrant hommage à la presse réunionnaise dans son discours solennel du 29 juin 2006. Les paroles courageuses et sincères de ce magistrat trouva leur place dans mes procès...

J'ai reproduit dans ma défense, sous la forme d'un témoignage indirect, un extrait du discours de Jean MOTTES pour expliquer la finalité du site Caloupilé.

Quoi de plus précieux que l'avis d'un magistrat, pour en convaincre d'autres ?


« Défis, enfin, qu’imposent une presse écrite et radiotélévisée de grande qualité, et à laquelle je voudrais rendre un tout particulier hommage, d’une presse certes impertinente, trublionne, curieuse et dérangeante, mais une presse qui joue pleinement son rôle social de transparence et de garde-fou, une presse qui doit contribuer pleinement, dans son domaine, à la préservation de la démocratie ».

Jean MOTTES
Extrait de son discours solennel
du 29 juin 2006 à la Chambre Régionale des
Comptes de LA REUNION.

Ces paroles doivent rester gravées dans la mémoire des journalistes, car au dela des compliments, elles pourraient un jour leur servir en défense dans un procès pour diffamation.

© Caloupilé - Le 19/09/2009 à 23H10
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